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Titre : Matheo Romero, Musique à la cour d’Espagne

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« […] le présent réveil séduit par sa large palette de couleurs et un sens de la spatialité aiguisé par les sonorités d’apparat d’un riche "concert" instrumental. Et l’ensemble vocal ne cesse pas d’être stimulé par le pouvoir expressif de la musique, à l’affût de l’affect qui peint le mot dramatique […].
Pour autant, Erik Van Nevel n’a pas négligé l’abondante production profane de Romero. Un répertoire où le "Capitan" apparaît exemplairement hispanisé et où il joue tour à tour de la verve enjouée, de l’instant pastoral et de l’émoi amoureux ; pénétré aussi d’un vif sentiment de la nature […].C’est à Guillemette Laurens qu’a été confié le rôle principal dans cette résurrection profane tournée vers le style concertant. Et comme dans le madrigal monteverdien (qui point parfois ici au détour d’un phrasé), notre compatriote y est à l’aise, se faisant le miroir de la vie dans la tendre plainte, la mélancolie, la fine ironie, et entretenant toujours un juste rapport à la langue et au rythme du vers. »
Roger Tellart, Diapason, janvier 1998