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Titre : Adolphe Biarent, Œuvres symphoniques

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« Pourtant quel éblouissement que ses œuvres symphoniques ! Héritières de Franck, certes, mais en y ajoutant un charme, un panache orchestral, une virtuosité d’écriture dignes du meilleur Saint-Saëns, celui de la 3e Symphonie. L’instrumentation est rutilante, avec toutes les couleurs des bois et des cuivres, enrichis de harpes et de glockenspiel, et des cordes parfois divisées à l’extrême, pour des raffinements sonores straussiens.
[…] Sa Symphonie en ré mineur s’ouvre par un affrontement de cordes échevelées et de cuivres bruckneriens. Un étrange "Adagio", plein d’ombre et de mystère, et un merveilleux "Scherzo", léger et onctueux comme un vol de papillons de nuit, aboutissent à un gigantesque finale, où alternent des moments diaboliques, proche de Berlioz, et des intermèdes lents féériques, dignes de Rimski-Korsakov.
Ce disque achève de nous combler avec deux ravissants Poèmes pour violoncelle et orchestre, le second surtout, où le violoncelle, d’une virtuosité démoniaque, tresse des dentelles de notes dans une pure féérie impressionniste aux harmonies scriabiniennes. Superbe prestation des musiciens, capables d’exécuter une musique aussi complexe avec rigueur, exactitude, mais aussi charme et brio. »
Philippe van den Bosch, Répertoire, septembre 1996

« Venu trop tard pour encore relever de l’univers franckiste, trop tôt que pour s’intégrer aux chocs de Stravinsky et consorts, Biarent est enfin sorti grâce à Luc Dewez et Pierre Bartholomée de son purgatoire. Son art exigeant et un peu rude le méritait grandement. »
Serge Martin, Le Soir, juillet 1997